|
Comment
se comporte la population française avec les médecines
naturelles? Voici les résultats du récent sondage
exclusif Médecine Douce & Thalasso / MFIF / IFOP.
En
avant-première à l'ouverture de Médecine
Douce & Thalasso, la SPAS,
société organisatrice du salon, en partenariat avec
la mutuelle MFIF*,
a voulu enquêter sur le comportement des Français
vis-à-vis des médecines naturelles. Les résultats
du sondage de l'IFOP** montrent à quel point elles ont
désormais leur place dans nos pratiques de santé.
Plus d'1 Français sur 3 a recours aux médecine naturelles,
les femmes plus que les hommes, les moins de 35 ans plus que leurs
aînés. L'homéopathie et l'ostéopathie
figurent dans le peloton de tête des spécialités
les plus utilisées. Les Français recourent aux médecines
naturelles avant tout pour prendre moins de médicaments
mais également parce qu'ils les jugent efficaces.Efficaces
en matière de prévention, pour traiter les pathologies
bénignes ou liées au stress mais aussi, signe des
temps, en accompagnement des traitements de maladies plus lourdes.
Pour la plupart d'entre eux, le choix du praticien en médecine
naturelle découle du bouche-à-oreille. La moitié
est prête à changer de mutuelle pour être mlieux
remboursée et une large majorité, utilisatrice ou
non, pense que ces médecines pourraient participer pleinement
à l'équilibre économique du système
de santé en France.
Plus d'1 Français sur
3 a recours aux médecines naturelles
* 39% des Français
déclarent avoir eu recours aux médecines naturelles
au moins une fois dans l'année et parmi eux près
d'1 femme sur 2 (47%) et près d'1 homme sur 3 (31%). Preuve
que les médecines naturelles ont désormais toute
leur place dans notre système de santé!
*
Les utilisateurs de moins de 35 ans recourent plus facilement
aux médecines naturelles que les plus de 35 ans (respectivement
40% et 38%). De 25 à 34 ans, ils sont 46%. L'expérimentation,
essentielle dans ce domaine, reste l'apanage de la jeunesse.
*
Ce sont les personnes appartenant aux catégories socio-professionnelles
les plus élevées (50%) qui font le plus appel aux
médecines naturelles, les employés (41%) plus que
les retraités (37%) et les ouvriers (31%). Les écarts
sont finalement moins importants qu'on aurait pu l'imaginer.
*
Enfin, on constate que c'est dans le Sud de la France et à
l'Ouest que se concentrent le plus grand nombre d'utilisateurs
(entre 47 et 44%) ainsi que dans les communes urbaines de province
(42%). La région parisienne arrive en queue de peloton
tant pour le nombre d'utilisateurs (27%) que vis-à-vis
de son classement dans la catégorie des agglomérations
les plus représentatives (28%).
L'homéopathie
et l'ostéopathie arrivent en tête des spécialités
les plus utilisées
*
Au classement des disciplines les plus prisées par les
Français qui ont recours aux médecines naturelles,
l'homéopathie tient la première place (27%), suivie
par l'ostéopathie (15%), la phytothérapie (10%)
et l'acupuncture (5%).
*
Parmi les autres disciplines citées spontanément
(5%) figurent la chiropratique, la kinésithérapie,
la mésothérapie, le shiatsu ou encore l'aromathérapie.
Des disciplines encore confidentielles il y a quelques années
mais qui montent en puissance.
|
|
Prendre
moins de médicaments: première motivation des Français
*
39% des Français ayant recours aux médecines naturelles,
le font pour prendre moins de médicaments, 28% parce qu'ils
les jugent efficaces et 19% parce qu'ils se sentent en confiance
avec leur praticien. Des résulats en phase avec les aspirations
actuelles qui vont vers plus de naturalité dans tous les
domaines du quotidien y compris dans celui de la santé.
*
La notion d'écoute, à la fois physique et psychologique,
et la durée plus longue de consultation qui caractérisent
les médecines naturelles, semblent aller de soi puisqu'elles
ne représentent que 9% et 3% des critères cités
en première instance.
*
D'une manière générale, les femmes (31%) jugent
les médecines naturelles plus efficaces que les hommes (22%)
mais ces derniers (23%) s'avèrent plus confiants qu'elles
(16%) envers leur praticien.
*
Au regard du total des citations ayant motivé leurs recours
aux médecines naturelles (les interviwés ayant pu
donner deux réponses), le classement des critères
reste logiquement identique. Quelques différences apparaissent
en fonction de la tranche d'âge et du sexe.
*
Si les écarts entre les moins et les plus de 35 ans sont
peu importants en ce qui concerne la limitation de la prise de médicaments,
ils se creusent très nettement au plan de l'efficacité.
Avant 35 ans, 65% des interviewés jugent les médecines
naturelles efficaces, après 35 ans, ils ne sont plus que
48%.
*
C'est sur l'écoute psychologique que l'on note le
plus grand écart entre le sexe féminin et le sexe
masculin (9% et 10% en première citation, 28% et 19% en cumul
des réponses). Les femmes sont plus sensibles à la
prise en compte psychologique du patient. C'est d'ailleurs l'un
des principaux reproches adressés à la médecine
conventionnelle, exception faite des médecins de campagne.
Légitimes
en accompagnement des traitements lourds pour 1 Français
sur 2
*
Au palmarès des champs d'applications des médecines
naturelles, les Français n'établissent quasiment pas
de distinction entre la prévention (78%), le traitement des
maladies liées au stress comme le mal de dos et les insomnies
(77%) ou des pathologies bénignes comme le rhume et la grippe
(76%). Et ce, quel que soit leur sexe, leur âge et leur profession..
*
Plus d'1 sur 2 (55%) les jugent efficaces en acompagnement du traitement
de maladies lourdes (cancers, Parkinson, Alzheimer...). C'est là
le principal enseignement. Vis-à-vis des maladies du XXIe
siècle, la complémentarité entre médecines
naturelles et médecine conventionnelle, prônée
de longue date par l'OMS, est appelée à jouer un rôle
de plus en plus important.
Les
trois quarts des Français trouvent leur praticien par le
bouche-à-oreille
*
Parmi les Français qui recourent aux médecines naturelles,
75% déclarent l'abvoir trouvé par le bouche-à-oreille
et 33% grâce à leur médecin traitant. Internet
participe à hauteur de 9%, la presse à hauteur de
6% et les organisations et syndicats professionnels seulement pour
3%. (Plusieurs réponses étaient possibles).
*
Si le réseau relationnel continue de primer en matière
d'orientation, on constate que le médecin traitant est également
de bon conseil, preuve d'une ouverteure de plus en plus importante
vers des médecines dont certaines sont entrées en
CHU.
Les
Français, les mutuelles et le système de santé...
*
50% des personnes qui plébiscitent les médecines naturelles
se disent prêtes à changer de mutuelle pour bénéficier
d'un meilleur remboursement des soins, plus de la moitié
pour moins de 60 euros par mois mais tout de même 15% pour
100 euros.
*
82% d'entre elles pensent qu'elles pourraient contribuer à
l'équilibre du système de santé en France.
Et plus étonnant, 60% des non-utilisateurs en sont également
convaincus.
|
|