édition octobre 2005

Lions Alzheimer: 10 ans, 100 Centres d'Accueil de Jour

Emanation des Lions Clubs de France, l'Association Lions Alzheimer est née en France en 1995 avec l'objectif de favoriser la création de Centres d'Accueil de Jour pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Sensibilisé dans sa pratique de la médecine gériatrique par les familles de malades qui lui faisaient part de leur détresse, le docteur René Sliosberg a réuni autour de lui quelques membres de l'association pour réfléchir avec eux sur les moyens d'aider à la fois les malades mais également leur entourage. C'est vers un problème lié à une carence indiscutable en 1995 en matière de maladie d'Alzheimer qu'ils se sont tournés: créer des lieux où le malade serait accueilli pendant la journée de manière à le ressociabiliser afin de retarder au maximum la mise en institution, tout en permettant à la famille de souffler.
En 10 ans, l'association Lions Alzheimer a permis de favoriser la création de 100 centres d'accueil de jour pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, et entend bien continuer cette action dans toutes les régions de France.


Les caractéristiques des Centres d'Accueil de Jour:

Les besoins: un local, du personnel d'accueil, un financement, la coopération des familles.

Un local: l'Association Lions Alzheimer a choisi de créer ses Centres dans le cadre d'un établissement public (hôpital, centre de long séjour, maison de retraite), ou dans une maison de retraite privée ou municipale, ou encore dans un local géré par une association. Ceci permettant de disposer plus facilement d'un lieu en rez-de-chaussée disposant d'un jardin.
Du personnel d'accueil: un encadrement professionnel bien sûr, mais également un accueillant pour deux ou trois malades. Les bénévoles de Lions Alzheimer ont tous répondu "présents".
Un financement: variable selon les lieux d'implantation et les ressources générées par les associations ou les collectivités locales. Les Lions Clubs participent généralement à l'équipement. Enfin des subventions sont nécessaires (conventions avec la DASS et le Conseil Général).
La coopération des familles: contrairement aux idées reçues, c'est un des points les plus difficiles à mettre en place. Il y a en effet un gros effort de persuasion à faire auprès du conjoint et de l'entourage du fait de la culpabilisation d'abandonner le malade ne serait-ce que pour une journée. Il est souvent trop tard quand le malade bénéficie de l'accueil d'un centre de jour qui permettrait de retarder la mise en institution. C'est pourquoi les familles doivent être informées sur l'existence de ces centres et de l'intérêt pour les malades.

Le fonctionnement d'un Centre d'Accueil de Jour:

Les locaux de 100 à 150 m2 (le plus souvent en rez-de-chaussée avec un jardin), comprennent:
un salon d'activités
un bureau, un coin cuisine, des toilettes et dépendances.

Un Centre peut accueillir:
7 à 10 malades par jour
2 à 5 jours par semaine, 2 jours étant l'idéal pour que tous les malades puissent bénéficier du Centre
de 9h à 17h.

Les malades bénéficient de nombreuses activités: exercices de mémoire, chant, peinture, jardinage, promenades, etc...
Le personnel qui les accueille regroupe à la fois des salariés (médecin, gériatre, infirmières...), des bénévoles qui ont reçu une formation spécifique, et un intervenant extérieur (psychologue)...

Pour plus d'infos:
Association Lions Alzheimer
Email: lcidfo@wanadoo.fr
Site: http://lions103idfo.org


 


La maladie d'Alzheimer


Décrite en 1906 par Aloïs Alzheimer, cette maladie est liée à une dégénérescence de certaines cellules du cerveau. C'est une maladie "acquise" à évolution progressive et irréversible dont l'origine reste encore inexpliquée. Plus fréquente chez les sujets âgés, elle peut aussi atteindre des personnes jeunes, parfois avant 40 ans.
En France, la maladie d'Alzheimer touche actuellement près de 850 000 personnes et 220 000 nouveaux cas sont déclarés chaque année. C'est un véritable problèmre de santé publique car elle plonge les personnes qui en sont atteintes et leur entourage dans une véritable détresse. D'autant que le diagnostic est souvent difficile à poser et demande une enquête médicale approfondie, car il repose sur l'élimination des autres causes congénitales passagères qui pourraient engendrer un comportement démentiel: dépression, maladies vasculaires, carences alimentaires, etc...
Les premiers signes de la maladie d'Alzheimer sont discrets au début puis vont en s'accentuant: troubles de la mémoire, de l'attention, désorientation dans le temps (le malade ne sait plus quel est le jour ou la date), désorientation dans l'espace (il ne sait plus où il est). Même si certains gestes habituels restent, des troubles apparaissent très vite en matière de vie quotidienne.
Lorsque la maladie s'aggrave - ce qui est irrémédiable - viennent alors les troubles du langage, de la compréhension... Le malade ne reconnaît plus son entourage et ne sait plus exécuter les gestes les plus simples. Enfin apparaissent les manifestations graves de démence, la dépendance devient totale pour ce qui concerne la nourriture, la marche, la continence...
La maladie d'Alzheimer présente une évolution variable selon les individus. Certains malades peuvent rester longtemps lucides, c'est pourquoi l'aide à leur apporter est différente selon le stade de la maladie. Même si les médicaments actuels ont démontré leur efficacité dans le traitement symptomatique des formes légères à modérément sévères de cette maladie, les personnes touchées par cette pathologie demandent des soins constants.






 

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