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Snacking
et grignotage: les nouvelles tendances alimentaires françaises
... Snacking, grignotage... Seuls 8%
des français ne sont pas concernés. Le point sur
la question avec le Comité Interprofessionnel de la Dinde
Française (CIDEF), qui nous donne aussi quelques détails
sur l'intérêt nutritionnel de cette volaille pour
les snackers.
Le récent sondage IPSOS d'août 2003 confirme une
tendance déjà enregistrée en 1999 par le
CREDOC (étude INCA): si 4 français sur 5 avaient
alors un comportement de snackers, ils sont aujourd'hui 92% à
être adeptes du grignotage. Nous sommes donc presque tous
concernés par le snacking ou le grignotage. Mais au fait,
quelle est la différence entre ces deux termes?
Le
snacking:
Ce terme, qui ne possède pas aujourd'hui de définition
particulière, peut désigner plusieurs types de comportements
alimentaires, incluant par exemple la consommation d'un en-cas,
d'un repas pris sur le pouce, ou une consommation alimentaire
qui se substitue aux repas ou au contraire vient s'ajouter aux
repas traditionnels. Le Docteur Hervé Robert*, médecin
nutritionniste, nous apporte les précisions suivantes:
- Pour certains auteurs, le
snacking correspondrait à une consommation répétée
d'en-cas. De son côté, le Pr Marc Fantino, professeur
en sociologie du goût, précise que le terme "snack"
désigne toute nourriture consommée en dehors des
repas réguliers que sont le petit-déjeuner, le déjeuner
et le dîner, et que le fait de consommer des snacks caractérise
le snacking.
- Apparu au cours de la seconde
moitié du XXe siècle, ce comportement suit une évolution
constante depuis 1990. Il se caractérise par la consommation
intentionnelle d'aliments, avec ou sans faim, avec une éventuelle
anticipation de la consommation (produit acheté dans cette
intention précise).
- Une définition assez
universellement acceptée a été proposée
par Drumond et Coll. en 1996: "un snack se définit
comme toute nourriture consommée en-dehors des repas réguliers
(petit-déjeuner, déjeuner, dîner) ou prise
à la place d'un tel repas".
En pratique, on peut distinguer deux types de snacking:
- Le snacking correspondant
à un besoin énergétique et à un état
de faim: il remplace ou complète un des repas de la journée.
- Le snacking faisant office
de grignotage, sans faim ni besoin: il correspond à des
envies et s'ajoute aux apports alimentaires quotidiens.
Le
grignotage:
Il s'agit de l'absorption quasi-automatique d'aliments, de grapillage
inconscient, sans sensation de faim, par petites quantités
fractionnées. Le grignotage n'est pas déclenché
par l'envie d'un aliment particulier.
* Source: Conférence organisée par le CIDEF (Comité
Interprofessionnel de la Dinde Française) à Paris,
le 13 novembre 2003
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nutrition
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Quels aliments attirent les snackers?
Les
produits "phares" du snacking sont (données
SECODIP 2002):
- les snacks laitiers: 37,7%
- les produits salés à grignoter: 14,9%
- les viennoiseries individuelles: 10,8%
Selon
une étude publiée par le Pr Guy-Grand, Chef
du Service de Nutrition à l'Hôtel-Dieu (Paris),
les aliments préférés des personnes
obèses (extrapolables à la population générale)
dans les moments où elles craquent sont: le chocolat
(28%), les gâteaux (21%), le pain (15%), les fromages
(15%), les pizzas (6%), les croissants(6%), les boissons
sucrées (3%), les bonbons (3%)...
Snacking: quel impact sur le poids
et la santé?
Prendre
5 repas par jour n'a pas d'influence négative sur
le poids, du moment que l'apport calorique total quotidien
reste inchangé. Dans ce cas, le snacking constitue
une sorte de fractionnement de la prise alimentaire quotidienne,
comme par exemple:
un petit-déjeuner léger + un en-cas à
10h, un déjeuner, un goûter, un dîner
léger et du grignotage en soirée.
Lorsque
le snack est d'origine essentiellement glucidique et de
type "sucres simples" (bonbons, sodas...), le
sucre non utilisé par l'organisme va s'incorporer
dans les cellules sous forme de graisse, ce qui est à
plus ou moins long terme synonyme de prise de poids. Ce
type d'aliment n'apporte de plus ni vitamines ni minéraux,
et a un impact négatif sur la santé buccodentaire
(caries).
La
prise d'un en-cas riche en protéines dans l'intervalle
déjeuner-dîner retarde significativement ce
dernier, ce qui montre que les protéines permettent
un rassasiement plus important que les autres nutriments.
L'augmentation
de la ration protéique ne présente pas de
danger pour la santé, mis à part pour les
personnes souffrant d'insuffisance rénale.
L'utilisation
de protéines sous forme liquide est parfois proposée
en snack. Bonne alternative au snacking gras et/ou sucré,
ce type d'aliment liquide présente néanmoins
un inconvénient: il procure un moindre rassasiement
que les "protéines naturelles", comme par
exemple la viande, car il n'implique pas de mastication.
Source: Dr H.Robert, médecin nutritionniste /
Conférence du CIDEF, Paris nov.2003
suite:
L'intérêt
nutritionnel de la viande de dinde pour les snackers
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