éditon mai 2007


Nom du produit, liste des ingrédients et informations nutritionnelles.. Le CERIN* nous donne quelques clés pour repérer les informations essentielles sur les étiquettes:

Mentions obligatoires :
* La dénomination de vente, qui identifie précisément le produit (lait, chocolat, carotte...) et, s'il y a lieu, le traitement qu'il a subi (pasteurisation, surgélation, ionisation...), ainsi que son état physique (poudre, concentré...).
* La liste des ingrédients par ordre décroissant selon leur ppids (matièrtes premières, épices...) ainsi que tous les additifs. Par ailleurs, si un ingrédient est mis en valeur sur l'étiquette ou s'il fait partie de la dénomination de vente (noisettes pour de "biscuits aux noisettes"), sa quantité doit figurer sur l'étiquette.
* La quantité nette de produit en gramme, litre ou ml.
* La date limite de consommation (DLC) ou la date limite d'utilisation optimale (DLUO), sauf pour les confiseries, et les conditions de conservation du produit.
* Le lot de fabrication.
* Les coordonnées du fabricant.

A lire en priorité :
Un consommateur averti lira en priorité les dates limites de consommation, ce qu'il fait généralement, et la liste des ingrédients, ce qu'il fait beaucoupo moins. Celle-ci est pourtant très instructive...

Quelle est la différence entre la mention "à consommer jusqu'au ...", et la mention "à consommer de préférence avant le ... ou avant fin ..." ?
* La mention "à consommer jusqu'au ..." indique une date limite de consommation (DLC) qui concerne tous les produits périssables. Au-delà de cette date, le produit est interdit à la vente , car sa consommation peut présenter un risque pour la santé.
* La mention "à consommer de préférence avant le ... ou avant fin ..." indique une date limite d'utilisation optimale (DLUO), au-delà de laquelle les qualités organoleptiques (goût, aspect...) et nutritionnelles (teneur en vitamines ...) du produit ne sont plus préservées. La denrée peut toutefois être vendue et consommée.

Etiquetage nutritionnel: obligatoire ?
Il donne des informations sur les teneurs en protéines, lipides et glucides, et sur la quantité de calories que contient un produit. Cet étiquetage, qui est facultatif en France comme en Europe, devient obligatoire si le produit bénéficie d'une allégation nutritionnelle ("source de", "riche en").

Qu'appelle-t-on allegation nutritionnelle ?
Celle-ci valorise un produit en mettant en avant ses qualités nutritionnelles. Pour être apposées sur l'étiquette, les mentions telles que "riche en ...", "sans sucre", "allégé en ...", "contient naturellement des vitamines" doivent réopondre à des définitions précises et réglementées. Ainsi, un produit sera "source de vitamine C" s'il contient au moins 15% des apports journaliers recommandés (AJR) de cette vitamine pour 100 g (aliment solide) ou pour 100 ml (aliment liquide), ou bien encore 5% des AJR pour 100 kcal.

L'étiquette d'un produit peut-elle faire allusion à une maladie?
Contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis par exemple, un produit vendu en France ne peut se vanter de propriétés préventives ou curatives vis-à-vis d'une maladie, ni même y faire allusion. En revanche, certaines allégations fonctionnelles sont autorisées: elles mentionnent le rôle ou les propriétés physiologiques d'une substance sur le fonctionnement normal de l'organisme.

 

Un aliment à teneur garantie en vitamines est-il enrichi?
Un produit à teneur garantie en vitamines et/ou minéraux est un produit auquel on a ajouté les vitamines et/ou les minéraux qui étaient naturellement présents dans la matière première (au moins 5% des AJR pour 100 kcal), parce qu'ils ont été perdus lors de la fabrication ou de la conservation du produit. C'est ce que l'on appelle une restauration. L'enrichissement, lui, est un ajout de vitamines et/ou minéraux à un produit qui ne les contenait pas forcément à l'origine.

A quoi correspond le taux de matières grasses (MG) des fromages?
L'affichage de ce taux répond à une réglementation particulière qui impose qu'il soit exprimé pour 100g d'extrait sec (le fromage sans son eau de constitution) et non pour 100g de produit fini. Ainsi, un fromage à 45% peut contenir 20g de matière grasse pour 100g s'il s'agit d'un camembert ou 10g pour un fromage frais (plus riche en eau). Pas évident donc, mais pour une meilleure information les industriels affichent de plus en plus souvent sur leurs produits le taux réglementaire et le taux réel de MG.

Les différents logos certifiant la qualité des produits:
* Les labels agricoles: le plus connu est le Label Rouge.
* L'AOC (Appellation d'Origine Contrôlée): après les vins et les produits laitiers, tous les produits peuvent maintenant l'obtenir. Equivalents européens: l'IPG (Indication Géographique Protégée) et l'AOP (Appelllation d'Origine Protégée).
* Le logo AB: il s'applique aux produits issus de l'agriculture biologique respectant l'environnement et le bien-être animal. Tous les aliments peuvent en bénéficier s'ils répondent au cahier des charges.
* Le certificat de conformité "critères qualté certifiés": il atteste que le produit possède des qualités ou respecte certaines règles de fabrication mesurables et consignées dans un cahier des charges.
Pour bénéficier de ces logos officiels de qualité, les produits doivent répondre aux exigences d'un cahier des charges. Ils sont soumis à des contrôles réguliers par des organismes indépendants et publics. Un produit peut ainsi se voir retirer sa mention. Tous les autres logos ou labels sont publicitaires.

Peut-on savoir si un produit contient des OGM?
Parmi les composants du produit, si un ingrédient, un additif ou un arôme est génétiquement modifié, il doit apparaître sous la mention "produit à partir de ... génétiquement modifié" quelle que soit la quantité d'OGM. En cas de contamination accidentelle (au cours du stockage, de la fabrication...), l'étiquette mentionnera aussi la présence d'OGM si l'ingrédient concerné en contient plus de 0,9%.

Peut-on savoir si un produit contient des allergènes ?
Depuis novembre 2005, la présence d'allergènes** doit être mentionnée sur l'étiquette selon une liste réglementaire. Les aliments, leurs dérivés et les substances concernés sont le gluten des céréales, les oeufs, les poissons et crustacés, le lait, les fruits à coques (noix, amandes...), l'arachide, le soja, le céleri, la moutarde, le sésame et les sulfites.

A quoi sert le code barre ?
Il permet la lecture optique des produits à la caisse ou dans le magasin. Il sert à retrouver sur le ticket de caisse la liste détaillée des produits achetés et le prix de chacun d'entre eux.Les 13 chiffres qu'il comporte donnent d'autres précisions:
* les deux premiers identifient le pays d'origine (30 à 37 pour la france)
* les cinq suivants précisent le code du fabricant ou du distributeur
* les cinq suivants désignent le produit
* le dernier est une clé de contrôle.

 


* Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelles, Paris
** ingrédients pouvant provoquer des réactions allergiques


Source: Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelles (CERIN)

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