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A
l'occasion de la huitième Quinzaine du Commerce équitable
(25 avril - 11 mai 2008), LOBODIS, premier torréfacteur
français certifié Max Havelaar dès 1993 -
fait le point sur ce mode de commerce particulier qui permet aux
producteurs une rémunération plus juste, et donne
la parole à deux femmes responsables de collectives Boliviennes
partenaires de la marque.
Premier torréfacteur français certifié Max
Havelaar en 1993, LOBODIS offre aujourd'hui une gamme de cafés
purs arabicas, dont 10 pures origines aux goûts authentiques
et 100% équitables. Cette marque nationale est aujourd'hui
distribuée dans 3846 magasins de toutes les régions
de France à travers huit enseignes: Carrefour, Leclerc,
Système U, Géant/Casino, Monoprix, Intermarchés
Ouest, Schiever, Franprix.
Lobodis, torréfacteur
de métier
L'aventure commence en 1988, quand Olivier Bernadas, ex-salarié
de la grande distribution, décide de monter sa propre entreprise
dans la petite ville de Quintin, près de Saint-Brieuc en
Bretagne, sa région d'adoption. La société
s'appelera Lobodis décide-t-il, rapport aux initiales de
son principal collaborateur et aux siennes (Lost Olivier et Bernadas
Olivier Distribution) et transformera du café. Il fait
ce choix par goût, "mais aussi parce que c'est une
matière première facile à transformer".
A l'époque, le paquet de café a moins la cote dans
les rayons. Par manque d'innovation et de qualité, le secteur
est en berne. Au même moment, dans les autres univers, les
produits "du terroir" ont le vent en poupe, observe
Olivier Bernadas. Lobodis répond donc à cette demande
d'authenticité des consommateurs en leur proposant, sous
la marque "Saveur du Moulin" une gamme de cafés
arabicas 100% d'origine pure. Très attaché à
la provenance et à la qualité de son café,
Olivier Bernadas s'intéresse de près au travail
des producteurs auprès desquels il importe ses fèves.
En 1992, une rencontre avec des représentants de Max Havelaar
lui permet de découvrir un concept très proche de ses valeurs:
le commerce équitable.
Les principes de ce commerce plus juste sont quasi-inconnus en
France, mais, porté par des associations (CCFD, Ingénieurs
sans Frontières, Agronomes et Vétérinaires
sans Frontières), Olivier Bernadas prend le risque de se
lancer dans la démarche. En 1993, Lobodis
devient ainsi le premier torréfacteur français à
s'engager auprès de Max Havelaar. Aujourd'hui, Lobodis
est la seule entreprise à proposer une gamme de produits
alimentaires uniquement issus du commerce équitable.
Lobodis et le commerce équitable
Avec Lobodis,
le commerce équitable est un partenariat commercial
réaliste fondé sur un contrat gagnant-gagnant
entre le torréfacteur et le producteur qui sont interdépendants.
L'ensemble
de la gamme des cafés Lobodis est certifiée commerce
équitable, et l'organisme international FLO-cert
s'assure que les producteurs perçoivent bien le revenu
de leurs produits. Eux-mêmes et Lobodis font aussi l'objet
d'un contrôle administratif (trimestriel) et physique: flux
des marchandises et fincanceiers, vérification des quantitiés
physiques de café vert, torréfié et emballé,
contrôle des volumes des ventes, examen de l'information
donnée sur les packagings, autant de contrôles qui
attestent de la conformité de l'usage du logo Max Havelaar.
La société
Lobodis est régulièrement présente sur
le terrain via son ingénieur agronome Damien François,
et en contact quotidien acvec les responsables des coopératives
par téléphone ou par courrier électronique.
En accentuant l'aspect humain, en restant fidèle envers
ses fournisseurs, Lobodis a noué de vrais contacts
et fondé une relation pérenne avec eux.
Minutieusement
sélectionnés avec les producteurs et triés
à la main, les grains sont importés directement
par la société sous forme de café vert, puis
torréfiés en France. Lobodis est la seule entreprise
française à produire 100% de son café en
équitable et à torréfier elle-même
l'ensemble de cette production. Le nombre d'intermédiaires
est réduit au strict minimum. Lobodis contrôle
ainsi l'ensemble de la chaîne de production, de la fève
au paquet de café que le consommateur trouve en rayons.
Cultivés
à flanc de montagne à très haute altitude,
les cafés Lobodis sont rigoureusement séletionnés
par les producteurs pour obtenir une qualité irréprochable.
Seul le meilleur de la production sera utilisé pour composer
la gamme 100% arabicas et origines pures de la société.
Lobopdis a choisi de mettre les producteurs au coeur du produit
en valorisant leurs traditions, leurs terroirs et leurs savoir-faire.
La société s'engage avbec eux dans une démarche
d'amélioration continue coordonnée sur le terrain
par son agronome Damien François. Tous les cafés
Lobodis sont torréfiés par petite qualtité
selon la méthode lente pour en extraire les arômes
les plus subtils. Enfin, plusieurs étapes de dégustation
permettent de s'assurer de la qualité et du bouquet pour
chacun des cafés.
La mission de Damien François,
ingénieur agronome chez Loboodis:
" Je suis le lien direct entre Lobodis et les producteurs.
Mon rôle, dans la société, consiste donc à
prospecter, évaluer, échanger, informer, être
présent sur le terrain.Grâce à mon expérience
dans le développement et à ma formation d'agronome,
j'apporte en plus une expertise technique sur la culture du café
dans une logique d'amélioration continue de la qualité.
Par ailleurs, nous cherchons à établir une plus
grande proximité avec les coopératives de producteurs.Ce
sont nos fournisseurs. Nous sommes leurs clients.Nous avons donc
chacun intérêt à construire une relation commerciale
pérenne. C'est mon rôle de l'entretenir."
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Principes
et chiffres clés du commerce équitable
En 2001, quatre structures internationales de commerce équitable
: la FLO (Fairtrade Labelling Organization), l'IFAT (The International
Fair Trade Association), le NEWS (Network of European World Shops)
et l'EFTA(European Fair Trade Association) proposent la définition
suivante: "Le commerce équitable est un partenariat commercial
fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont
l'objectif est de parvenir à une plus grande équité
dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable
en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant
les droits des producteurs et travailleurs marginalisés au
sud de la planète."
Les principes de la rémunération
du café équitable:
Le paiement d'un prix juste. Quelques soient les cours mondiaux,
l'organisation de producteurs reçoit un prix minimum garanti:
(1,26 dollar la livre). Il couvre les coûts de production
et permet une exploitation des cultures qui soit socialement juste
et respectueuse de l'environnement. Si la coopérative en
fait la demande, la récolte doit pouvoir être préfinancée
à hauteur de 60% par l'acheteur.
Une prime de développement de 0,10 dollar par livre
est systématiquement versée à l'organisation
de producteurs. Avec cet argent, la communauté finance des
projets économiques et sociaux votés démocratiquement
par ses membres: création d'école, de centre de santé,
achat de terre... La coopérative reçoit 0,20 dollar
par livre supplémentaire lorsque sa production provient de
l'agriculture biologique.
Le commerce équitable en chiffres:
En 2007, avec près de 212 millions de chiffre d'affaires,
la France est le 3e pays du commerce équitable. Elle se classe
derrière les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Suisse.
Bien que 82% des Français affirment connaître le commerce
équitable (sondage IPSOS avril 2008), ils restent des petits
consommateurs: 2,64 euros par habitant et par an en France (contre
8 euros au Royaume Uni).
En 2006, le café, premier produit de commerce équitable
consommé en France, représentait 5% des parts de marché
du secteur en grande distribution.
Portraits de femmes responsables
de collectives partenaires de Lobodis en Bolivie:

Norah Mamani Alejandro
est originaire de la Coopérative Villa Oriente, dont ses
parents sont membres depuis toujours. Depuis janvier 2006, Norah
qui a fait des études en administration d'entreprise, est
assistante de direction au sein de la S.A.R.L "Bernadas Innovaciones
Bolivia Limitada" (BIB). Cette société de services
et d'appui aux organisations de producteurs assure la représentation
permanente de Lobodis en Bolivie auprès des coopératives
actuellement partenaires: Villa Oriente, Antofagasta et Corpus Christi
Illampu. Particulièrement sensibilisée à la
problématique de l'intégration des femmes dans les
coopératives, elle axe son travail quotidien sur l'organisation
des groupes de femmes, l'alphabétisation et le développement
de produits susceptibles de compléter les revenus du café
(légumes, fruits, artisanat...).

Maria
Machaca de Zarco a également grandi au milieu
des caféiers. Elle est originaire de la province de Caranavi,
principale zone de production de café arabica en Bolivie.
Au sein de la coopérative Villa Oriente, elle se rend vite
compte des enjeux relatifs à la participation des femmes
aux activités et décisions. C'est pourquoi elle apparaît
vite comme un leader capable de les représenter et de défendre
leur cause. En 2006, elle est donc logiquement élue présidente
d'une toute nouvelle commission réservée aux femmes
caféicultrices de la coopérative Villa Oriente. L'objectif
de cette assemblée est de former un groupe qui porte une
attention particulière aux problématiques et activités
propres aux femmes en milieu rural, mais aussi qui permettent à
celles-ci de participer à part entière à l'organisation
de la coopérative (gestion, administration, commerce etc.).
Maria Machaca de Zarco est aussi la vice-présidente de la
commission des femmes FECAFEB (Fédération des caféiculteurs
exportateurs de Bolivie).
Mais
qui est donc Max Havelaar ?
Max Havelaar est un personnage de fiction tout droit sorti
de l'imagination d'Edouard Douwes Dekker. Dans un roman publié
au 19e siècle, l'écrivain Néerlandais
dénonçait un système économique
injuste oppressant les indigènes des colonies. Dans
les années 1980, une association révoltée
par les mêmes abus du marché voit le jour aux
Pays-Bas et prend pour nom celui du héros de Dekker.
Son idée? Modifier les conditions du commerce mondial
pour offrir auxpetits producteurs un prix plus haut que celui
de la bourse, et garanti. Le label Max Havelaar apparaît
en France en1992. Il certifie que les produits sur lesquels
est apposé son logo respectent, dans leur fabrication
et leur commercialisation, les critères internationaux
du commerce équitable. Ce n'est ni une marque, ni un
distributeur.
Plus d'infos sur www.maxhavelaarfrance.org |
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