Vrai-faux sur le DIU au cuivre

Créé en 1964, le laboratoire C.C.D. est précurseur dans le domaine de la  contraception et de la médecine de la reproduction. Sous forme de vrai-faux, ce laboratoire expert  de la contraception intra-utérine au cuivre nous en dit plus sur cette méthode encore peu connue.

La pose d’un DIU est douloureuse et parfois dangereuse
Rarement : les difficultés d’insertion, les douleurs ou les malaises n’apparaissent que
dans 1,5 % des cas et concernent avant tout les nullipares. Quant aux infections, elles
sont rares, de l’ordre de 1/1 000 et se produisent dans les 3 ou 4 semaines après la
pose dans un contexte à risque. L’utilisation de l’échographe lors de la pose permet une
optimisation de la procédure et la surveillance régulière, une amélioration de la tolérance.
Le DIU est moins efficace que la pilule
Vrai / Faux : si l’on prend la valeur en utilisation optimale, le nombre de grossesses non désirées sous pilule est de 0,3 pour 100 femmes en un an, tandis qu’il est de 0,6 pour le DIU. Mais dans la « vraie vie », le chiffre de 0,3 grimpe à 8 pour la pilule à cause des oublis ! Le score d’efficacité du DIU est alors largement meilleur.

Le DIU est une méthode abortive
Vrai : le DIU au cuivre agit selon un double mécanisme d’action. Le premier et le plus efficace est l’action toxique sur les spermatozoïdes. Le cuivre agit comme un spermicide et les rend inactifs. Le deuxième qui est une barrière de sécurité supplémentaire n’intervient que si un spermatozoïde plus vigoureux a réussi à passer la zone spermicide pour féconder l’ovule. Dans ce cas c’est la réaction inflammatoire provoquée par la présence du cuivre dans l’utérus qui empêche la nidation.

Le DIU provoque des règles très abondantes
Faux : si le DIU au cuivre n’est pas très adapté aux femmes ayant des règles très abondantes, douloureuses et qui durent, il ne provoque une augmentation des saignements que dans certains cas et certains spécialistes ont évoqué une inadéquation entre la taille de l’utérus et celle du DIU. Il semblerait que les DIU de type « short » optimisent encore plus la tolérance sans céder à l’efficacité.

L’efficacité du DIU peut baisser avec la prise d’AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens)
Faux : la contre-indication des AINS aux porteuses de DIU n’a existé qu’en France et est  basée sur des études qui sont aujourd’hui contredites. Des travaux récents montrent clairement que les AINS ne sont pas un facteur d’échec de la contraception par DIU.

Source
C.C.D. Laboratoire de la Femme®



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