Elle est de plus en plus présente dans les compléments alimentaires destinés à un meilleur confort urinaire. Zoom sur cette petite airelle américaine qui veut naturellement notre bien.
La cranberry ou canneberge d’Amérique (Vaccinium macrocarpon Aiton) est un sous-arbrisseau rampant de moins de 30 cm de hauteur. Elle prospère dans l’Est de l’Amérique du Nord dans les tourbières, les landes et les forêts de cônifères. Elle affectionne les sols acides et humides. Son feuillage, persistant et vernissé, ressemble à celui des airelles des régions de France. Le fruit est une baie de petite taille, dont la coloration est rouge vif à maturité et la saveur acidulée et astringente.
Un mode de culture particulier
Les champs cultivés sont entourés d’une digue et la récolte des fruits mûrs s’effectue à l’automne en inondant les surfaces. Après le passage d’une batteuse qui sépare le fruit de la plante, les baies flottent à la surface et sont recueillies par pompage.
De l’usage traditionnel aux dernières découvertes
L’utilisation des baies de cranberry comme remède urinaire traditionnel est connu aux Etats-Unis depuis plus d’un siècle. Si son usage fut plutôt délaissé vers le milieu du 20e siècle en raison de l’esor des antifiotiques, un regain d’intérêt se desine vers les années 1970, qui ne cesse de progresser depuis 15 ans. Les arguments relatifs aux effets protecteurs de la baie de cranberry sont de plus en plus nombreux: études cliniques pertinentes, identification des constituant actifs, en particulier des proanthocyanidines de type A (PAC A). Ces substances inhibent des adhésines produites par certaines bactéries, dont les souches Escherichia coli, empêchant celles-ci de se fixer sur les parois des voies urinaires. Basée sur un effet anti-adhésif, cette action limite leur prolifération et favorise leur élimination dans le flux urinaire. Pour rappel, le bacille Escherichia coli est responsable de 75 à 90% des cas d’intrusion dans les voies urinaires.
Les recommandations officielles
Les données cliniques récentes confirment l’intérêt de la cranberry et des PAC A comme protecteurs des voies urinaires chez la femme. L’analyse des résultats montre une réduction de 50% de la fréquence des épisodes récidivants. En France, l’AFSSA a reconnu en 2004 l’intérêt de la prise quotidienne de cranberry dosée à 36 mg de proanthocyanidines dans la protection contre les problèmes urinaires à répétition. Ceci a été confirmé par l’AFSSAPS en juin 2008dans ses « Recommandations de bonne pratique ».
Un exemple de complément alimentaire contenant de la cranberry: Urisanol
Ce complément alimentaire proposé par Naturactive et disponible en pharmacie se présente sous forme de sachets-sticks, à prendre à raison de 2 par jour: 1 matin et soir, dilué dans un grand verre d’eau, ce qui correspond à la dose quotidienne de 36 mg de PAC A recommandée par l’AFSSA. La durée d’utilisation conseillée est de 2 mois, à renouveler si nécessaire.
En cas d’infection urinaire déclarée, Naturactive précise qu’il est impératif de consulter un médecin, en particulier si les troubles urinaires s’accompagnent de fièvre ou de douleurs lombaires.
Conseils complémentaires en prévention des troubles urinaires
* Boire suffisamment au quotidien et en plus grande quantité en cas de voyage en avion ou de fortes chaleurs
* Veiller à une hygiène intime rigoureuse, en se lavant avec un produit adapté
* Aller aux toilettes dès que l’envie se fait sentir
* Penser également à uriner après un rapport sexuel
* Traiter une constipation chronique ou occasionnelle
* Eviter de porter des vêtements trop serrés
* Apprendre à mieux gérer le stress…
Source: Naturactive
