édition novembre 2004

En France, près d'un quart des femmes en âge de procréer et environ 2 femmes enceintes sur 3 présentent une carence en fer. Zoom sur ce problème particulièrement féminin, avec les laboratoires Pierre Fabre.

Plusieurs études parmi lesquelles SUVIMAX ont mis en évidence la fréquence importante de la carence en fer dans la population française, et plus particulièrement dans les populations à risque: près d'une femme en âge de procréer sur 4, et environ 2 femmes enceintes sur 3.

Comment se développe une carence en fer?

L'utilisation du fer par l'organisme est organisée en circuit fermé. Le fer y est en permanence recyclé, avec des pertes généralement faibles.
La balance du fer est équilibrée lorsque les apports couvrent les besoins. Les pertes en fer (environ 1 mg/jour) sont dues à la perte continuelle de cellules contenant du fer telles que celles de la peau, des phanères (cheveux et ongles), et des muqueuses (intestin), qui sont renouvelées régulièrement en grande quantité.
La carence en fer se développe lorsqu'il existe un déséquilibre de la balance en fer, c'est-à-dire quand les apports ne permettent pas de faire face aux besoins. C'est le cas lorsque les besoins en fer sont augmentés (pertes excessives ou augmentation des besoins physiologiques) ou lorsque les apports sont insuffisants.

La carence en fer chez les femmes

La carence en fer survient essentiellement chez les femmes à un moment ou à un autre de leur vie:
Chez les adolescentes:
- Par augmentation des besoins physiologiques liés à leur croissance rapide et à l'apparition des premières règles.
- Par limitation des apports: régimes alimentaires carencés, régimes restrictifs.
Chez les femmes en âge de procréer:
- Par augmentation des pertes en fer. Chez ces femmes, les pertes liées aux menstruations s'ajoutent aux pertes de base. Le volume des règles dépend de plusieurs facteurs (hérédité, taille...) parmi lesquels le mode de contraception semble particulièrement important: certains modes de contraception (pilule par exemple) diminuent le volume de pertes mensuelles, alors que celui-ci peut doubler lors de l'utilisation de certains stérilets. L'augmentation des pertes en fer peut aussi être la conséquence de pathologies gynécologiques (saignements chroniques dans le cas de fibrome par exemple).
- Par limitation des apports, en cas de régimes alimentaires carencés (végétalien) ou de régimes restrictifs.
Chez les femmes enceintes:
Par augmentation des besoins physiologiques nécessaires aux modifications de leur organisme et aux besoins spécifiques du foetus.

Caractéristiques de la carence en fer

Il existe deux stades de carence en fer:
La déplétion en fer correspond à une diminution des réserves en fer au niveau de la moelle osseuse. Celles-ci demeurent toutefois suffisantes pour faire face aux besoins de la synthèse de l'hémoglobine.
L'anémie ferriprive, qui correspond au stade le plus avancé de la carence en fer.

Les symptômes associés à la carence en fer sont peu spécifiques, même lorsque l'anémie est déclarée: difficultés à se concentrer, nervosité, irritabilité, moindre résistance aux maladies, pâleur des muqueuses et des conjonctives, atteinte des phanères (perte des cheveux et ongles cassants), etc... Récemment, il a aussi été montré que la fatigue d'origine indéterminée pouvait être provoquée par une carence en fer sans anémie.

Le diagnostic de la carence en fer se fait lors d'une prise de sang, par la mesure de deux indicateurs:
la ferritine (paramètre des réserevs de fer de l'organisme)
le taux d'hémoglobine (il définit l'anémie).

Comment traiter une carence en fer?

Le traitement d'une carence en fer consiste à la fois en un traitement étiologique* et en un traitement curatif (sels ferreux) visant à traiter l'anémie et à reconstituer les réserves en fer de l'organisme.
Au niveau de la prévention, le Ministère de la Santé a proposé au sein du Plan National Nutrition Santé (PNNS) un volet spécifique consacré à la réduction de la carence en fer au cours de la grossesse et l'amélioration du statut en fer des enfants et des adolescents".


* traitement de la cause, s'il en existe une identifiée et curable


Source: Pierre Fabre

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Les apports en fer

Ils proviennent exclusivement de l'alimentation.
Deux facteurs sont particulièrement déterminants pour l'assimilation du fer par l'organisme: la richesse et la nature du fer de l'aliment. On en distingue en effet deux types:

Le fer héminique contenu dans la viande et les poissons, qui est facilement assimilé par l'organisme (25 à30% de la quantité ingérée), mais ne représente que 10 à 15% du fer alimentaire consommé dans les pays industrialisés.

Le fer non héminique, que l'on trouve dans les céréales, les légumes, les fruits et les produits laitiers, qui est mal assimilé (entre 5 et 10% des quantités ingérées) mais représente 85 à 90% du fer alimentaire consommé dans les pays industrialisés. De plus, son absorption dépend des aliments avec lesquels il est associé.