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En
France, près d'un quart des femmes en âge de procréer
et environ 2 femmes enceintes sur 3 présentent une carence
en fer. Zoom sur ce problème particulièrement féminin,
avec les laboratoires Pierre Fabre.
Plusieurs études parmi lesquelles SUVIMAX
ont mis en évidence la fréquence importante de la
carence en fer dans la population française, et plus particulièrement
dans les populations à risque: près d'une femme
en âge de procréer sur 4, et environ 2 femmes enceintes
sur 3.
Comment se développe une carence en fer?
L'utilisation
du fer par l'organisme est organisée en circuit fermé.
Le fer y est en permanence recyclé, avec des pertes généralement
faibles.
La balance du fer est équilibrée lorsque les apports
couvrent les besoins. Les pertes en fer (environ 1 mg/jour) sont
dues à la perte continuelle de cellules contenant du fer
telles que celles de la peau, des phanères (cheveux et
ongles), et des muqueuses (intestin), qui sont renouvelées
régulièrement en grande quantité.
La carence en fer se développe lorsqu'il existe un déséquilibre
de la balance en fer, c'est-à-dire quand les apports ne
permettent pas de faire face aux besoins. C'est le cas lorsque
les besoins en fer sont augmentés (pertes excessives ou
augmentation des besoins physiologiques) ou lorsque les apports
sont insuffisants.
La carence en fer chez les femmes
La carence en fer survient essentiellement chez les femmes à
un moment ou à un autre de leur vie:
Chez les
adolescentes:
- Par augmentation des besoins
physiologiques liés à leur croissance rapide et
à l'apparition des premières règles.
- Par limitation des apports:
régimes alimentaires carencés, régimes restrictifs.
Chez les
femmes en âge de procréer:
- Par augmentation des pertes
en fer. Chez ces femmes, les pertes liées aux menstruations
s'ajoutent aux pertes de base. Le volume des règles dépend
de plusieurs facteurs (hérédité, taille...)
parmi lesquels le mode de contraception semble particulièrement
important: certains modes de contraception (pilule par exemple)
diminuent le volume de pertes mensuelles, alors que celui-ci peut
doubler lors de l'utilisation de certains stérilets. L'augmentation
des pertes en fer peut aussi être la conséquence
de pathologies gynécologiques (saignements chroniques dans
le cas de fibrome par exemple).
- Par limitation des apports,
en cas de régimes alimentaires carencés (végétalien)
ou de régimes restrictifs.
Chez les
femmes enceintes:
Par augmentation des besoins physiologiques nécessaires
aux modifications de leur organisme et aux besoins spécifiques
du foetus.
Caractéristiques de la carence
en fer
Il existe deux stades de carence en fer:
La déplétion
en fer correspond à une diminution des réserves
en fer au niveau de la moelle osseuse. Celles-ci demeurent toutefois
suffisantes pour faire face aux besoins de la synthèse
de l'hémoglobine.
L'anémie
ferriprive, qui correspond au stade le plus avancé
de la carence en fer.
Les symptômes associés à la carence
en fer sont peu spécifiques, même lorsque l'anémie
est déclarée: difficultés à se concentrer,
nervosité, irritabilité, moindre résistance
aux maladies, pâleur des muqueuses et des conjonctives,
atteinte des phanères (perte des cheveux et ongles cassants),
etc... Récemment, il a aussi été montré
que la fatigue d'origine indéterminée pouvait être
provoquée par une carence en fer sans anémie.
Le diagnostic de la carence en fer se fait lors d'une prise
de sang, par la mesure de deux indicateurs:
la ferritine
(paramètre des réserevs de fer de l'organisme)
le taux
d'hémoglobine (il définit l'anémie).
Comment traiter une carence en fer?
Le traitement d'une carence en fer consiste à la fois en
un traitement étiologique* et en un traitement curatif
(sels ferreux) visant à traiter l'anémie et à
reconstituer les réserves en fer de l'organisme.
Au niveau de la prévention, le Ministère de la Santé
a proposé au sein du Plan National Nutrition Santé
(PNNS) un volet spécifique consacré à la
réduction de la carence en fer au cours de la grossesse
et l'amélioration du statut en fer des enfants et des adolescents".
* traitement de la cause, s'il en existe une identifiée
et curable
Source: Pierre Fabre
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femme"
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de la brochure: "Le fer, parlons-en" (édition
mars 2005)
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Les apports en fer
Ils proviennent exclusivement de l'alimentation.
Deux facteurs sont particulièrement déterminants
pour l'assimilation du fer par l'organisme: la richesse et
la nature du fer de l'aliment. On en distingue en effet deux
types:
Le
fer héminique contenu dans la viande et les poissons,
qui est facilement assimilé par l'organisme (25 à30%
de la quantité ingérée), mais ne représente
que 10 à 15% du fer alimentaire consommé dans
les pays industrialisés.
Le
fer non héminique, que l'on trouve dans les céréales,
les légumes, les fruits et les produits laitiers, qui
est mal assimilé (entre 5 et 10% des quantités
ingérées) mais représente 85 à
90% du fer alimentaire consommé dans les pays industrialisés.
De plus, son absorption dépend des aliments avec lesquels
il est associé.
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